C'est un décret du 11 Mars 2015 qui l'impose :
En France désormais une tentative de résolution des différends est obligatoire avant toute saisine du Tribunal d'Instance ou de la juridiction de proximité.
C'est l'introduction en France d'un droit populaire dans les pays anglo-saxons qui permet un règlement alternatif des conflits au moyen d'un processus destiné à trouver un accord amiable.
Les textes concernant la conciliation et le conciliateur ne sont pas encore tous publiés.
Ce processus de résolution de problème s'inscrit dans la suite logique d'autres textes relatif à la simplification de la procédure civile et à la résolution amiable des différends.
Cette démarche, c'est ce qui fait l'objet du guide "Mon problème... Comment faire" : une démarche qui va de la situation problématique, plus ou moins conflictuelle, à l'explication de la situation, puis au diagnostic de ce qui ne va pas et de ce qu'il faudrait faire, à la fixation d'un objectif et au choix des moyens pour résoudre le problème.
Alors amis avocats, suivez ce guide! Il n'est en effet pas toujours nécessaire d'avoir recours à un juge pour résoudre un problème.
Par ailleurs votre profession serait valorisée et mieux reconnue du grand public si votre objectif était de vraiment résoudre les problèmes des personnes qui viennent à vous.
Mon problème... Comment faire? est une démarche pratique et générale pour aborder les problèmes que l'on rencontre dans la vie. Cette démarche permet de comprendre la situation problématique, que les difficultés soient personnelles ou techniques, simples ou complexes. C'est une aide pour gérer sa vie.
mardi 5 avril 2016
samedi 31 octobre 2015
On vous a menti : copier c'est bien!
Copier
ce qui a été fait, copier les meilleurs : c’est facile, rapide et donc
efficace!
C’est efficace car vous n’avez pas
à « inventer » et vous avez le sentiment de faire tout seul. Vous
pouvez donc vous « approprier » la technique, la modifier, la
perfectionner et faire quelque chose de personnel.
Copier,
c'est une façon de s’aider
Il n’y a pas grand-chose de
totalement original : nous copions toujours quelque chose que nous avons vu ou
quelqu’un qui nous semble bien faire.
Une limite cependant :
le droit, les brevets, la propriété intellectuelle... mais ce droit est négociable : vous pouvez acheter le droit de copier et de reproduire pour faire un profit.
Une limite cependant :
le droit, les brevets, la propriété intellectuelle... mais ce droit est négociable : vous pouvez acheter le droit de copier et de reproduire pour faire un profit.
L’important
dans la vie est de réussir ce que vous entreprenez :
on vous demandera rarement comment
vous avez fait et il ne viendra à l’esprit de personne de diminuer votre talent
si vous avez copié quelqu’un ou reçu de l’aide!
Alors copiez les meilleurs avec " Mon problème... Comment faire? "
Ce guide contient les raisonnements et les outils qu'utilisent les experts quand ils sont confrontés à une difficulté. Il est basé sur "les bonnes pratiques en résolution de problème".
vendredi 26 juin 2015
Il est très tentant de devenir son coach avec le livre
«Mon
problème… Comment faire?». En effet vous
avez le raisonnement et les outils dont
vous avez besoin pour analyser, comprendre et résoudre les problèmes que vous
rencontrez ou que rencontrent les personnes que vous voulez aider : les aider à faire des choix et
prendre des décisions dans des situations floues et lorsque il n’existe pas de
solution exacte.
Le risque est d'introduire un biais dans l'analyse de la situation quand on analyse sa propre situation ou quand on a un lien avec la personne que l'on veut aider.
Le risque est particulièrement élevé quand les personnes ont des problèmes personnels de santé, de perception ou qui ont de la difficulté à se situer dans la société...?
Par expérience, la démarche ne fonctionne bien qu'avec personnes qui sont en bonne santé.
On peut alors être son propre coach ou un coach pour ses amis.
S'il y a un risque de biais dans l'analyse de la situation, il vaut mieux faire appel à une personne extérieure.
Le risque est d'introduire un biais dans l'analyse de la situation quand on analyse sa propre situation ou quand on a un lien avec la personne que l'on veut aider.
Le risque est particulièrement élevé quand les personnes ont des problèmes personnels de santé, de perception ou qui ont de la difficulté à se situer dans la société...?
Par expérience, la démarche ne fonctionne bien qu'avec personnes qui sont en bonne santé.
On peut alors être son propre coach ou un coach pour ses amis.
S'il y a un risque de biais dans l'analyse de la situation, il vaut mieux faire appel à une personne extérieure.
mercredi 24 juin 2015
Decision making and problem solving
If you are facing a difficulty, if you have concerns, if you have to solve a problem concerning your personal or professional life, consider using : " My problem... How to face it? ".
" My problem... How to face it? " is a roadmap to understand and adress a problematic situation. The pocket size document introduces the tools and reasoning needed to address life problems. With this guide you will make a thorough examination of the situation, establish a diagnosis, choose an appropriate solution and determine how to set it up.
The way we face difficulties in our life, the way we manage our life depends on choices
such as whether to do nothing or set ambitious
objectives, making our decisions alone or working out a consensus, constitutes our decision space.
How to make these decisions? One needs to examine the situation to
understand what is taking place and establish a diagnosis of what is wrong in the situation.
To choose the right solution you need also to be lucid about yourself and to be conscious of how you want to live.
" My problem … How to face it?” deals with these facets of decision making.
The french edition is currently available with an english version previewed for the end of the year.mardi 23 juin 2015
Pourquoi une situation peut-elle être compliquée?
Dans la vie quotidienne, les situations problématiques sont souvent assez claires : par exemple, quelle voiture acheter?, où se loger?, accepter ou refuser un travail... Mais il y a des cas plus compliqués, des situations que l'on ne comprend pas. On en est conscient dès le début ou on s'en rend compte en essayant de résoudre la difficulté parce qu'on ne voit pas ce qu'il faut faire.
Une situation peut être compliquée pour différentes raisons :
- on est en face de symptômes et non de faits, il manque des informations essentielles, les informations ne peuvent pas être obtenues, certaines informations sont manifestement erronées...
- l'évolution, les changements qui sont à l'origine de la difficulté se poursuivent et peuvent se poursuivre dans des directions difficiles à estimer,
- la situation est caractérisée par de nombreux décideurs qui ne sont pas d'accord entre eux : la solution passera par la résolution de ces désaccords et l'obtention d'un consensus pour éviter un conflit,
- la solution du problème doit être globale car il y a des interactions fortes entre les fonctions que la solution doit apporter et
- le manque de connaissances scientifiques, techniques, humaines... fait que la situation doit être considérée comme une "boîte noire".
Mis à part le cas de la "boîte noire", analyser et comprendre un problème complexe nécessite de le décomposer en sous problèmes plus simples, plus faciles à analyser et pour lesquels on pourra trouver une solution. Comment faire cette décomposition?
Le tableau ci-dessous indique, en fonction de la complexité de la situation, la décomposition que nous recommandons.
L'utilisation de cette décomposition est décrite dans "Mon problème... Comment faire?". Une fois la décomposition faite, elle est introduite dans le diagramme explicatif, entre les causes et les insatisfactions d'une part, les risques et les besoins d'autre part. On sait que l'on a choisi une bonne décomposition lorsqu'on arrive à expliquer la situation avec les sous-problèmes.
Une situation peut être compliquée pour différentes raisons :
- on est en face de symptômes et non de faits, il manque des informations essentielles, les informations ne peuvent pas être obtenues, certaines informations sont manifestement erronées...
- l'évolution, les changements qui sont à l'origine de la difficulté se poursuivent et peuvent se poursuivre dans des directions difficiles à estimer,
- la situation est caractérisée par de nombreux décideurs qui ne sont pas d'accord entre eux : la solution passera par la résolution de ces désaccords et l'obtention d'un consensus pour éviter un conflit,
- la solution du problème doit être globale car il y a des interactions fortes entre les fonctions que la solution doit apporter et
- le manque de connaissances scientifiques, techniques, humaines... fait que la situation doit être considérée comme une "boîte noire".
Mis à part le cas de la "boîte noire", analyser et comprendre un problème complexe nécessite de le décomposer en sous problèmes plus simples, plus faciles à analyser et pour lesquels on pourra trouver une solution. Comment faire cette décomposition?
Le tableau ci-dessous indique, en fonction de la complexité de la situation, la décomposition que nous recommandons.
L'utilisation de cette décomposition est décrite dans "Mon problème... Comment faire?". Une fois la décomposition faite, elle est introduite dans le diagramme explicatif, entre les causes et les insatisfactions d'une part, les risques et les besoins d'autre part. On sait que l'on a choisi une bonne décomposition lorsqu'on arrive à expliquer la situation avec les sous-problèmes.
dimanche 21 juin 2015
C dans l'air ou l'art de disserter sans résoudre les problèmes
Nous sommes bons pour le débat, la discussion : regardez "C dans l'air" ou les débats de nos députés si vous voulez vous en convaincre.
Nous ne sommes pas bons pour résoudre, décider, agir et tenir bon dans l'adversité : continuer à faire évoluer une situation de manière à éradiquer le problème.
Ce n'est pas entièrement de notre faute car on nous a appris à disserter, à commenter ce que de bons auteurs ont écrits, à voir le pour et le contre d'une situation problématique pour terminer par une synthèse.
On ne nous a pas appris la méthodologie de l'action : comment analyser une situation, établir un diagnostic, fixer un but puis un objectif enfin faire des choix pour que nos actions atteignent l'objectif.
C'est grave? Oui, car pour gérer sa vie, gérer une entreprise ou gérer un pays ce ne sont pas des qualités de dissertant dont on a besoin.
Alors que faire? Apprendre la résolution de problème, apprendre à établir un diagnostic, connaitre les bonnes pratiques en résolution de problème et apprendre à les mettre en oeuvre.
Nous ne sommes pas bons pour résoudre, décider, agir et tenir bon dans l'adversité : continuer à faire évoluer une situation de manière à éradiquer le problème.
Ce n'est pas entièrement de notre faute car on nous a appris à disserter, à commenter ce que de bons auteurs ont écrits, à voir le pour et le contre d'une situation problématique pour terminer par une synthèse.
On ne nous a pas appris la méthodologie de l'action : comment analyser une situation, établir un diagnostic, fixer un but puis un objectif enfin faire des choix pour que nos actions atteignent l'objectif.
C'est grave? Oui, car pour gérer sa vie, gérer une entreprise ou gérer un pays ce ne sont pas des qualités de dissertant dont on a besoin.
Alors que faire? Apprendre la résolution de problème, apprendre à établir un diagnostic, connaitre les bonnes pratiques en résolution de problème et apprendre à les mettre en oeuvre.
vendredi 12 juin 2015
Diagnostic et résolution de problèmes
Diagnostic et explication de la situation, c'est différent?
Oui et ce sont deux notions qu'il faut bien distinguer en résolution des problème, dans la vie et en Politique en particulier.
Expliquer la situation c'est expliquer pourquoi le problème est apparu : par exemple si vous rentrez le soir avec de la fièvre, vous ne tenez plus sur vos jambes, c'est de la fatigue, la chaleur et du repos est la meilleure explication (pour le moment). L'explication présente la logique de la situation mais il y a généralement plusieurs explications possibles et elles ne peuvent pas toutes être exactes! Pour aboutir à l'explication vraie de la situation, il faut démontrer que l'explication est juste.
Oui et ce sont deux notions qu'il faut bien distinguer en résolution des problème, dans la vie et en Politique en particulier.
Expliquer la situation c'est expliquer pourquoi le problème est apparu : par exemple si vous rentrez le soir avec de la fièvre, vous ne tenez plus sur vos jambes, c'est de la fatigue, la chaleur et du repos est la meilleure explication (pour le moment). L'explication présente la logique de la situation mais il y a généralement plusieurs explications possibles et elles ne peuvent pas toutes être exactes! Pour aboutir à l'explication vraie de la situation, il faut démontrer que l'explication est juste.
Le diagnostic est le raisonnement que l’on utilise pour démontrer l'explication juste de la situation. Par exemple le lendemain, le docteur vous dira : vous avez une infection urinaire, l'analyse d'urine le prouve et il vous faut prendre un désinfectant urinaire. Reposez vous, vous en avez pour une semaine avant d'être sur pied. Le diagnostic est basé sur des faits vérifiés et reconnus par tous, de sorte que le diagnostic est unique : c'est l'explication certaine de la situation. Plusieurs types de raisonnement peuvent être utilisés pour établir le diagnostic.
Prenons un exemple en Politique. Le taux de chômage est un indicateur : il mesure l'emploi et est corrélé à l'activité économique du pays. C'est le thermomètre du médecin.
Il y a plusieurs explications possibles pour le taux de chômage élevé observé en France : il y a un nombre trop élevé de demandeurs d'emploi, beaucoup d'entreprises ont cessé leurs activités mettant leurs employés au chômage, les charges sociales rendent la main d'oeuvre non compétitive, c'est une crise mondiale de l'emploi....
Chaque homme politique qui s'attaque au chômage a son explication de la situation et sur ce qu'il faudrait faire, ce qui fait que l'on observe des discussions sans fin et qu'il est impossible de créer un consensus sur ce qu'il faut faire.
Pourquoi? Parce que le diagnostic de la situation n'a pas été établi!
Comme avec beaucoup de problèmes politiques, on se contente d'une explication et on prend des décisions en fonction de cette explication. Parfois même, on s'en prend au thermomètre : "il faut réduire le taux de chômage" et croyez moi, dès que le taux de chômage en France aura montré quelques signes de recul, on annoncera que l'on a résolu le problème!
Pourquoi un diagnostic est-il essentiel? D'abord parce que c'est l'explication certaine de la situation. Ensuite parce que le diagnostic n'est pas réfutable. En plus le diagnostic indique ce qu'il faudrait faire. Enfin parce que c'est la base d'un consensus et que pour résoudre un problème comme le chômage en France, il faut, avant d'appliquer une solution, développer un consensus national.
Alors pourquoi le diagnostic du chômage n'a t il pas été fait?
Parce que la méthodologie de résolution de problème, la méthodologie de l'action n'est pas enseignée à l'ENA et dans les Grandes Ecoles et Universités.
Il y a plusieurs explications possibles pour le taux de chômage élevé observé en France : il y a un nombre trop élevé de demandeurs d'emploi, beaucoup d'entreprises ont cessé leurs activités mettant leurs employés au chômage, les charges sociales rendent la main d'oeuvre non compétitive, c'est une crise mondiale de l'emploi....
Chaque homme politique qui s'attaque au chômage a son explication de la situation et sur ce qu'il faudrait faire, ce qui fait que l'on observe des discussions sans fin et qu'il est impossible de créer un consensus sur ce qu'il faut faire.
Pourquoi? Parce que le diagnostic de la situation n'a pas été établi!
Comme avec beaucoup de problèmes politiques, on se contente d'une explication et on prend des décisions en fonction de cette explication. Parfois même, on s'en prend au thermomètre : "il faut réduire le taux de chômage" et croyez moi, dès que le taux de chômage en France aura montré quelques signes de recul, on annoncera que l'on a résolu le problème!
Pourquoi un diagnostic est-il essentiel? D'abord parce que c'est l'explication certaine de la situation. Ensuite parce que le diagnostic n'est pas réfutable. En plus le diagnostic indique ce qu'il faudrait faire. Enfin parce que c'est la base d'un consensus et que pour résoudre un problème comme le chômage en France, il faut, avant d'appliquer une solution, développer un consensus national.
Alors pourquoi le diagnostic du chômage n'a t il pas été fait?
Parce que la méthodologie de résolution de problème, la méthodologie de l'action n'est pas enseignée à l'ENA et dans les Grandes Ecoles et Universités.
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